B – Manuscrits en cours

Le pernicieux Facebook – Investigation d’Indé pour une communication de qualité

pernicieuxfacebook-1Le sous-titre est un peu ironique, on s’en doutera peut-être. Après avoir résolument écarté FB de ma vie pendant des années, parce que je n’en avais aucun besoin, j’ai finalement dû relever les manches et mettre la main à la pâte en raison de mon activité d’auteur. Facebook est-il un bon moyen de communication pour l’auteur indépendant ? C’est la question que je me suis posée pendant des semaines (et que j’ai inlassablement tournée, retournée et présentée à mes proches – à leur grand détriment).

      Une fois le design de mon compte finalisé, j’ai contacté quelques connaissances qui avaient plusieurs milliers d’ « amis » sur le leur. Les demandes d’ajout se sont multipliées sur ma page individuelle. Je ne m’y attendais pas trop. J’ai fait le tour des pages des personnes en attente et j’ai eu quelques surprises (les habitués de FB pardonneront ma naïveté) qui m’ont conduit à réaliser que la majorité de ces demandes était faite sans grand discernement, ou simplement par recherche d’audience des uns et des autres pour leur propre activité ou leur vie personnelle (vu que ma page était quasiment vide d’infos et donc sans réel intérêt pour qui que soit). Je me suis dit que si l’on était un éditeur multi-genre souhaitant toucher un grand nombre de personnes, on pouvait se permettre d’accepter n’importe qui sur un compte perso, ou de faire des demandes à tout un chacun, mais en tant qu’auteur aux ouvrages ciblés sur un thème particulier, c’était plus délicat. On peut en effet être rebuté par certaines demandes. Je citerais par exemple cette page dont la photo de profil était récemment passée d’une jeune femme plutôt attirante 🙂 à celle d’un homme d’une soixantaine d’années affalé sur son fauteuil :(, ou bien cet anonyme dont la page d’amis comportait essentiellement des liens vers des sympathisants du FN. Je suis pour la liberté de penser, et pour la mienne en particulier… il faut donc savoir faire des choix. Mais qui dit choix d’auteur, dit restriction du public en tant qu’éditeur. Conclusion, je me suis dit que le compte personnel Facebook n’était peut-être pas le meilleur moyen pour se faire de la pub, notamment parce que présenter un compte perso uniquement dédié sous toutes les coutures au dernier bouquin de l’auteur pouvait donner l’impression qu’il n’était là que pour pomper avidement du lecteur potentiel – j’allais dire « du client » –  dans les listes d’amis. Ceci dit, j’ai noté que si l’auteur était déjà relativement connu et implanté dans la sphère publique, cela ne me faisait pas le même effet en tant que visiteur, allez savoir pourquoi… peut-être ne pardonne-t-on pas, inconsciemment, à celui qui cherche à faire comme s’il possédait déjà une notoriété (on veut du vrai!). Je rejoins complètement à ce propos l’avis de Derek Murphy qui suggère en substance à l’auteur indépendant d’emporter d’abord l’adhésion de followers par la pertinence de ce qu’il dit plutôt que de commencer par construire une sphère médiatique offensive et artificielle autour de sa personne. Je ne vois aucun mal à démarcher des individus qui semblent en accord avec son sujet dans des listes d’amis (c’est aussi la raison de leur existence), mais attention à la méthode employée, elle peut desservir l’auteur. Je citerai pour exemple cette personne qui, après avoir fait une demande d’ajout que j’ai acceptée, me relançait dans la demi-seconde suivante afin que j’aille « liker » sa page auteur, pour un livre dont je n’ai même pas pris le temps de consulter le sujet, tant la démarche m’avait paru maladroite. Auteur, oui ; importun, non.

      La communication sur Facebook peut donc vite devenir un grand bazar, entre les demandes de tous bords, les comptes perso, les pages pro ou les pages de groupe etc. Il y avait à mes yeux nécessité d’organiser tout cela fin d’optimiser la communication. Ma conception d’une bonne communication tient en ces quelques mots: ne pas mélanger les flux d’information ; c.à.d. les orienter dans les bons canaux. J’ai donc décidé, au début, de suivre la démarche suivante : bien séparer mon compte perso de ma page pro « auteur ». Je partageais dans cette dernière des infos sur mon livre et sur les articles de mon blog, et je réalisais un filtrage serré sur mon compte perso (où j’avais clairement précisé les critères d’ajout dans le profil), ne répondant positivement qu’aux demandes de personnes qui publiaient sur leur propre page des sujets liés à des thèmes fondamentaux à mes yeux. Autant dire qu’il n’y avait plus grand-monde qui passait :). Malgré tout, quelques indomptables persistaient et continuaient à cliquer sur ‘ajouter’ sans même chercher à savoir qui ils ajoutaient, puisqu’un rapide examen de leur page trahissait l’absence totale d’intérêt pour les thèmes indiqués, et donc qu’ils n’avaient aucunement pris connaissance du profil – peut-être aussi parce que peu de personnes le remplissent.

      Honnêtement, je suis resté une bonne semaine sur cette position, comme un expérimentateur qui teste une théorie, parce qu’il ne comprend pas encore très bien le domaine qu’il aborde. Cette période m’a ramené à moi-même et m’a fait me demander ce que, dans cette foule d’individus tous différents et riches de leur propre expérience, j’avais réellement à apporter aux autres. Il a fallu que je me recentre correctement pour bien identifier ma ‘valeur ajoutée’, et pour me rappeler que c’est à travers mes livres, mes histoires, et la vision de la réalité que j’y présente, que je souhaite communiquer et toucher durablement le cœur des gens; et non à travers un système de communication qui peut très vite devenir addictif, superficiel et intéressé.  Avec le temps, j’ai cependant senti que ma démarche était trop rigide et allait à l’encontre de l’esprit même de Facebook, qui fonctionne selon des lois organiques et relativement fluides. Je suis donc revenu au point de départ, et plutôt que de fermer la porte à ceux qui n’avaient rien à apporter à mon moulin (appelons un chat un chat), je l’ai ouverte afin de permettre l’échange, de partager comme tout le monde quelques posts sympas et marrants, et de faire connaître incidemment aux uns et aux autres la page magazine sur laquelle je relaie la plupart des publications que je trouve vraiment pertinentes et utiles: ‘Conscience Hebdo’. En tant qu’auteur, les thèmes traités sur cette dernière page, tout en étant grand public, concordent avec ceux qui inspirent mes ouvrages ; je peux donc, à l’occasion, passer une info sur mon livre – qui devient pertinente dans ce cadre plus vaste – mais également présenter les ouvrages d’autres auteurs ayant écrit dans la même direction.

Ma structure actuelle de communication sur FB est donc la suivante :

– Un compte perso relativement ouvert : une interface conviviale pour la découverte mutuelle, avec un peu de publicité sur mes activités d’auteur.

– Une page Auteur clairement dédiée à mes publications (livre, articles, vidéos spécifiques, etc.)

– Une page Livre pour mon ouvrage, lequel peut être trouvé ainsi sans se rendre directement à la case « achat » d’Amazon, ou sans transiter obligatoirement par un blog d’auteur, d’un intérêt relatif tant que ce dernier n’est pas connu.

– Une page magazine, pour relayer au plus large les informations que je pense être importantes pour l’évolution de la société et de la culture.

– Et enfin, je place des liens entre toutes ces pages pour que chacun y trouve son compte.

      La conclusion pour un auteur indépendant ? Tout l’art consiste à savoir être présent mais pas envahissant sur FB, et apprendre à faire confiance à la dynamique spontanée des gens. Il faut de l’organisation, mais en gardant à l’esprit qu’on ne peut pas tout contrôler, même s’il faut filtrer un minimum ; pas plus qu’on ne peut objectivement passer son temps à lire toutes les impulsions anarchiques de communication des uns et des autres. Je dirais également qu’il ne faut pas perdre son âme dans la communication (c.à.d. faire de la com à n’importe quel prix). Il faut interagir de manière intelligente et mesurée ; garder à l’esprit que l’on communique avec des individus, des êtres humains, et pas des machines à ‘liker’ ; ne pas tomber dans la folie du placardage d’information à outrance autour de sa propre personne et de ses ouvrages. Il faut absolument apprendre à se discipliner et à optimiser, tout en restant souple et ouvert à la vie hyperactive caractéristique de FB, et surtout ne jamais oublier que la communication pour un auteur n’est qu’un moyen, pas une fin en soi. Il doit rester centré sur sa production littéraire et ne pas s’éparpiller. Sinon autant changer de métier et aller travailler dans une agence de pub (pour un bien meilleur salaire) ou, pourquoi pas… monter une maison d’édition !

© Cedric Bellissent – 29/04/2016

Note: comme mon avis évolue avec l’expérience, je retouche de temps en temps cet article pour qu’il reflète au mieux ma façon de penser et d’agir.

 

Publicités

Autoédition KDP: j’ai franchi le pas!

Press-Button248pxCadreSepiaEt voilà, mon premier roman est en ligne sur Amazon depuis le 16 mars 2016 : «Sixième Continent – Le Mysterium». Après plusieurs mois de révisions et de corrections avec l’aide d’un comité de lecture constitué de personnes variées, axées soit sur les thèmes de l’ouvrage, soit sur l’aspect purement grammatical et stylistique, ou encore sur la forme romanesque proprement dite (consistance des personnages, des situations, suspens, etc.), je viens de terminer l’une des plus intenses semaines de ma vie ! Les relectures multiples à la chasse aux indélicatesses syntaxiques et autres pierres sur la route, au rythme de treize à quinze heures de travail par jour, font que je ne sais plus si l’histoire de ce livre est un roman ou si je l’ai vraiment vécue ! Lorsqu’est venu le moment fatidique d’appuyer sur le bouton « publier » sur KDP, j’ai pris une grande inspiration. Dans la fraction de seconde qui a suivi le clic de la souris, ma tête est tombée lourdement sur le bureau, alors que mes poumons se vidaient à grands flots d’un dioxyde de carbone saturé par la tension accumulée depuis septembre. Ah ça, je peux le dire, être auteur, c’est du boulot !

       Maintenant commence la partie que j’appellerais le « nerf de la guerre » : le faire connaître. À cette fin j’ai diligemment élaboré ma structure de communication : blog, compte perso Facebook relooké, page Facebook pro, compte Google+, Twitter, Tumblr, proposition d’idées sur Wattpad, finalisation des profils sur les médias de type Disqus, et enfin ma page Auteur sur Amazon.

       Je découvre depuis une dizaine de jours l’un des premiers « travers » de l’autoédition sur Kindle Direct Publishing : l’addiction au rapport de ventes ! C’est un peu normal, c’est la jauge indiquant que de nombreux efforts commencent à porter leurs fruits. Mais je réalise qu’il faut apprendre à s’en détacher et à « laisser le temps au temps ». Tout comme en amour, il faut aussi espérer sortir très vite de la « friend zone », c’est-à-dire celle des achats des amis et autres proches à qui on a annoncé la publication de l’ouvrage. C’est évidemment à l’extérieur de cette zone de confort que ce dernier prendra véritablement son envol, lorsque de parfaits inconnus commenceront à s’y intéresser.

       J’ai pris la décision de m’inscrire sur KDP select pour 90 jours. Cela bloque pendant trois mois la parution sur d’autres plateformes numériques, mais l’avantage pour un nouvel auteur est de pouvoir se faire connaître des lecteurs, à travers le système de prêt d’Amazon. Sous cet angle, le rapport de lecture (parallèle au rapport de vente) est très intéressant, puisqu’il indique le nombre de pages lues par jour par les abonnés. Et l’information est extrêmement utile, si on sait l’interpréter. Je m’explique : si le livre fait trois cent cinquante pages et que dès la mise en ligne sur KDP on constate, par jour, des lectures de 250 à 350 pages, ou d’un nombre multiple, proche par exemple de 650 ou 700 pages, cela peut indiquer que des lecteurs ont été très absorbés par leur nouvel emprunt. Il est en effet rare de lire d’une traite 80 à 100% d’un livre que l’on trouve ennuyeux. C’est donc à priori un bon indicateur de l’intérêt suscité par l’histoire, et de sa capacité à captiver l’attention du lecteur. J’ai eu la surprise à ce propos de retrouver assez rapidement mon ouvrage dans le top 100 de la catégorie SF/Fantasy de la boutique Kindle, et bien que ce positionnement soit fluctuant selon le nombre de téléchargements, je suppose que la quantité de pages lues a aussi son rôle à jouer.

       Les emprunts sont donc intéressants, et selon le nombre de pages, ils peuvent rapporter à l’auteur autant que ce qu’il toucherait avec un pourcentage de contrat d’édition papier classique (disons 7%) sur le prix public d’un ouvrage à 15€. L’intérêt est cependant de favoriser les ventes, qui offrent une meilleure marge pour l’auteur, et pour cette raison j’ai choisi après trois semaines de baisser le prix initial de 4,99€ à 3,99€. J’ai également décidé de lancer la version brochée fin avril / début mai 2016, après discussion avec quelques amis réfractaires à la lecture sur format électronique. Je préfère personnellement avoir un vrai livre entre les mains, même si de temps à autre je télécharge des ouvrages Kindle – et je suppose que je ne suis pas le seul dans ce cas.

       À ce point de l’avancée du projet, il me semble intéressant de revenir sur la question suivante: est-ce que je souhaiterais être édité par un éditeur conventionnel si l’opportunité se présentait ? Oui, toujours. Pourquoi ? Tout simplement parce que je mesure ce que représente la promotion d’un livre autoédité (numérique/papier) pour son auteur en terme de temps et d’investissement personnel, et que franchement je préfèrerais laisser cette partie à des personnes dont c’est le métier afin de me concentrer sur ma tâche d’écriture. Un autre aspect est la possibilité de traduction de l’ouvrage pour atteindre le marché anglophone. Quand on sait ce que coûte la traduction d’un livre par un traducteur professionnel, on réalise qu’il vaut mieux que ce soit une maison d’édition qui en supporte la charge. Donc oui, pour des questions de promotion et de développement, je reste persuadé qu’un contrat traditionnel est tout à fait souhaitable pour un auteur (sous réserve de tomber sur un bon éditeur, bien sûr), mais cet avis pourrait très bien changer parce que le contexte est en pleine mutation…

       Et l’édition numérique ? Eh bien, pour peu qu’on la considère avec le même sérieux que l’édition classique – ce qui signifie par exemple accepter de se plier aux remarques, corrections et suggestions d’un comité de lecture personnel constitué de personnes compétentes –, elle est à mes yeux tout aussi valable. Je la vois comme une grande opportunité de démocratie littéraire et de liberté noétique (de la pensée), puisque l’auteur s’adresse directement au public sans aucun filtrage ni pré-conçu idéologique ou commercial quelconque. En outre, on sait que les délais de réponse des maisons d’édition sont quasiment tous passés de 3 à 6 mois ces dernières années. Et comme un premier roman nécessite souvent une reprise, c’est-à-dire un travail de plusieurs mois, avant de le relancer dans le circuit pour 6 mois de plus, on se retrouve avec des délais d’attente de près d’un an et demi. Auxquels, si on a la chance d’être retenu, il faut ajouter facilement six mois avant de voir son ouvrage publié. Voilà, le bilan est plutôt lourd pour celui qui n’a pas de temps à perdre : deux ans c’est terriblement long, sauf si on débute sa carrière à dix-huit ans. Donc le choix de l’autoédition numérique/papier peut s’imposer comme une première étape pour ces diverses raisons, et être complété par une édition classique plus tard. Mais, dans tous les cas, il faut toujours se préparer de manière professionnelle, et ne pas brûler les étapes. Que l’on envoie un manuscrit chez un éditeur ou que l’on publie en ligne, il faut absolument que la copie soit passée au crible. Bien entendu, ainsi que le reconnaissent des professionnels tels qu’Hélène Jacob, un « texte nickel… c’est un mythe, ça n’existe pas ». Mais il faut s’efforcer d’atteindre un pourcentage extrêmement faible de maladresses diverses. Et même alors, il y a fort à parier que plus d’un auteur qui relirait son premier roman dix ans après sa parution aurait envie de se mettre des claques, tout simplement parce que son style aurait évolué, que son travail aurait gagné en souplesse et en agilité, et qu’il aurait acquis une meilleure intuition des mots, des dialogues, des caractères, etc. Mais c’est une autre histoire.

       On pourra théoriser autant qu’on le voudra sur les rapports entre l’édition conventionnelle et l’autoédition type Amazon, on pourra s’arracher les cheveux, s’insulter sur les plateaux télé ou bouder le Salon du livre, mais la réalité est juste là : l’autoédition numérique fait maintenant partie de nos pratiques culturelles, et l’avenir ne se fera pas sans elle. Le rôle de l’édition papier est en train de se redéfinir complètement ; il n’y a rien à faire d’autre que de s’adapter pour survivre au changement. Et si cette adaptation pouvait s’exprimer en termes de coopération intelligente et créatrice, eh bien tout le monde y gagnerait.

       Je vois très bien se profiler l’évolution suivante: une démocratisation de la publication individuelle appuyée par le vecteur de puissance et d’amplification de l’édition conventionnelle pour les ouvrages qui arrivent à sortir d’eux-mêmes du lot. Tout le monde ayant désormais sa chance dans ce modèle. L’édition conventionnelle laisserait donc progressivement tomber le pôle de production (déjà accessible à l’individu grâce à l’évolution des techniques (ebook, ou édition papier à la demande), pour se focaliser essentiellement sur le pôle communication et développement international. Pour résumer: décollez avec vos propres ailes, élevez-vous à la force de vos bras, puis accrochez-vous au vol long-courrier!

       Il est aussi important de vérifier les évènements à venir avant de lancer son ouvrage. Dans mon cas, je me suis dépêché de terminer le livre pour profiter de la mise en avant, faite par KDP select, des ebooks publiés avant le salon du livre — du 17 au 21 mars. J’ai soumis l’ouvrage le 15 mars, mais la mise en place a pris 48h (jusqu’à 72h si on ne publie pas avec KDP select). J’ai demandé à KDP par email si j’avais des chances de profiter de cette « mise en avant », et devinez quoi ? Je suis passé à côté, à un jour près. Et la meilleure de toutes ? Si j’avais attendu le 21 mars, j’aurais pris connaissance de l’info relative au concours «Les plumes francophones» concernant les ouvrages autoédités à partir du 1er mai 2016, et j’aurais attendu le 1er mai pour publier. Bon, c’est comme ça, on ne peut pas tout savoir à l’avance. Mais c’est dommage de rater une ou plusieurs opportunités de promo. Donc, renseignez-vous bien avant de choisir une date de parution qui vous arrange : informez-vous des évènements médiatiques à venir.

       Et à ce propos, je n’ai pas dit mon dernier mot, car je soumettrai un recueil de poèmes pour le concours «Les plumes francophones». C’est qu’on y prendrait goût à l’autoédition…

© Cedric Bellissent – MAJ : 6/04/2016

Suivi d’une publication

ecrivain

MAJ du 24/03/2016

Le livre sera proposé jusqu’à mi-juin sur KDP select avec possibilité d’emprunt pour les abonnés. Une version papier est prévue d’ici quelques mois.

 

MAJ du 16/03/2016

Eh bien c’est fait ! Le livre a finalement été publié le 15 mars 2016 sur Amazon. Son titre : « Sixième Continent – Le Mysterium ».

J’ai tout bonnement l’impression de sortir d’une salle d’accouchement… Rendez-vous maintenant dans la section « Romans » du blog pour en savoir plus…

 

MAJ du 2/02/2016

Et voilà le retard inévitable est arrivé, pour prouver une fois de plus, si c’était nécessaire, qu’on ne contrôle pas tout… L’ouvrage sortira donc en Février.

 

MAJ du 13/01/2016

Corrections finales

Les corrections du comité pour la validation finale sont en train d’arriver par paquets de 50 pages, je termine les mises à jour.

Depuis la première version envoyée aux éditeurs en mai 2015, l’ouvrage a été repris en profondeur et corrigé au crible. Avec du recul je pense maintenant que le manuscrit n’était pas encore prêt et que son envoi était prématuré. Je crois, honnêtement, que je ne l’aurais pas publié non plus en l’état en tant qu’éditeur. J’aurais demandé un complément de travail.

Aujourd’hui, voici l’avis d’un des membres du comité qui réalise le check final (Écrivain et Auteur de pièces de théâtre), reçu il y a trois jours :

« C’est super vivant, tous tes discours sont animés, tes personnages se sont amplifiés et bien présents, situations ad hoc. … tout crédible. Je me suis régalée à voir ce que tu avais fait. Les émotions sont là sans éparpillement mais surtout les actions qui rendent crédible la vie active autour des personnages, comme sur scène, et les discours, réalistes. »

C’est pour tout bientôt!

 

Aspects administratifs

Mon statut d’auteur est actualisé, code APE 9003B. Pour ceux qui souhaiteraient se lancer, la description donnée dans la liasse AE était « Auteur de livres, originaux et personnels ». J’aurais pu me limiter à « Auteur d’oeuvres littéraires », mais je me suis référé aux mots clés des codes APE pour ne pas me retrouver, dans le doute, dans une catégorie liée aux auteurs travaillant sur commande, et donc effectuant des prestations de service. Mais l’INSEE ne rentre apparemment pas trop dans les détails et donne le code général plutôt que les codes subsidiaires.

Autre élément important: que le mot « Auteur » apparaisse en premier dans la liasse AE, plutôt qu’ »Écrivain », parce que l’exonération de CFE dans le code des impôts (article 1460 du CGI) stipule bien « auteurs, compositeurs, etc. Il vaut mieux « matcher » exactement avec les termes officiels pour l’administration… plutôt que de perdre son temps à convaincre quelqu’un que l’on rentre bien dans telle ou telle catégorie.

 

 

MAJ du 24/12/2015 :

Les formalités concernant mon statut d’auteur ainsi que la création du compte KDP sont en cours.

Je termine la dernière relecture/correction avant de soumettre l’ouvrage à l’une des personnes du comité de lecture pour validation finale.

Lancement prévu pour Janvier 2016.

En attendant… Joyeux Noël !

 

MAJ du 1/12/2015 :

  • Dernières réponses reçues: Presses de la Cité et Fayard, les deux après 6 mois d’attente. Sans suite (mais sans surprise).

Ce qui me conduit irrévocablement à lancer la procédure d’autoédition (Kindle + version papier). Le manuscrit sera néanmoins renvoyé à une poignée d’autres éditeurs, pendant que l’ouvrage sera publié en ligne—il y a après tout encore deux tomes à venir. Pourquoi toujours courir après l’édition classique? demanderont certains. La réponse a déjà été traitée dans différents articles du blog, mais c’est avant pour des raisons très pragmatiques: 1) la retraite complémentaire de l’Agessa est bien meilleure que celle de la CIPAV pour l’autoentrepreneur, et 2) une maison d’édition classique possède, à priori, des réseaux de diffusion déjà en place, alors que l’auteur indépendant doit créer lui-même son propre réseau et assurer tout seul la publicité de son ouvrage. L’idée est simplement de se concentrer sur l’essentiel en tant qu’auteur: l’écriture, et laisser à ceux dont c’est le métier le soin d’assurer la promotion des ouvrages.

Le manuscrit a été soumis à plusieurs lecteurs (voir article sur le comité de lecture) et revu en profondeur. Une double relecture de « lissage » est néanmoins prévue par deux personnes différentes.

 

MAJ du 19/10/2015 :

  • Albin Michel : après 5 mois d’attente, je les ai appelés pour la seconde fois cet automne. La personne en charge du service manuscrit a dit qu’elle allait essayer de faire accélérer les choses. Efficace : 4 jours après, l’info tombe sur leur page de suivi : rejeté.

Indépendamment de cette réponse négative, de tels délais me semblent véritablement surréalistes. Ils pointent du doigt certaines difficultés dans le monde de l’édition et expliquent en partie l’engouement pour l’autoédition. Quand on sait le temps qu’il faut pour écrire et corriger un manuscrit, un temps précieux pendant lequel les auteurs travaillent parfois sans rentrées, au détriment de leurs loisirs et parfois même de leur vie de famille.

Les impacts négatifs de ces délais à rallonge semblent avoir finalement contribué à évoquer le phénomène Amazon/Kindle, grand libérateur de la pensée (ok, ce n’est pas une action philanthropique, mais quand même), et déclencheur d’une véritable révolution dans l’univers du livre—que l’on pourrait bien comparer à l’invention de l’imprimerie. Je ne suis peut-être pas réaliste, mais les maisons d’édition qui tiennent la route financièrement ne pourraient-elles doubler leur pool de lecteurs afin de répondre aux auteurs dans de  meilleurs délais ?

L’attente est longue et pénible, notamment en raison de l’incertitude des résultats. Qui peut se permettre aujourd’hui d’envoyer un manuscrit et d’espérer une réponse une demi-année plus tard ? Faut-il envisager des plans de carrière sur vingt ans pour exercer ce métier, et espérer que seuls nos descendants recevront les premiers droits ? Il y a de toute évidence un souci, et j’ai bien l’impression que les grands éditeurs, qui règlent le marché, sont en train de recevoir une réponse violente à un mode de fonctionnement de plus en plus inadapté, vis à vis d’un besoin d’expression littéraire croissant du public.

Quant à l’auteur du vingt et unième siècle, eh bien je dis qu’il va s’adapter, qu’il va survivre, et qu’il foulera du pied les carcasses de quelques dinosaures…

MAJ du 28/09/2015 :

  • Fayard: ils ont du retard, beaucoup de manuscrits reçus. Réponse reportée mi octobre 2015, ce qui portera le délai à 5 mois, s’il est respecté comme annoncé.
  • Albin Michel: toujours en lecture.

 

MAJ du 15/09/2015 :

  • Albin Michel : première étape passée : le livre n’a pas été rejeté, c’est déjà ça. Statut actuel: en lecture.

 

MAJ du 2/09/2015 :

Premières réponses négatives (pas de surprise, c’est la norme) :

  • XO, lettre conventionnelle, reçue rapidement, un mois après, merci c’est pro.
  • Robert Laffont : J’ai pris les devants en les appelant, je ne voulais pas perdre de temps.

En attente :

  • Presses de la Cité : six mois d’attente annoncés au tel, on verra donc en décembre.
  • Albin Michel : en attente du retour de vacances du service manuscrit.
  • Fayard : contactés par tel, réponse courant septembre.

D’autres envois prévus pour septembre au format pdf vers trois nouvelles maisons d’édition. Celles-ci ont compris qu’il suffisait de demander un fichier numérique plutôt que d’accumuler dans leur locaux des tonnes de manuscrits qui coûtent inutilement cher à leurs auteurs, ont contribué à la destruction de l’environnement, et seront finalement détruits à leur tour. Coucou, éditeurs, on est en 2015, l’ère numérique… réveillez-vous ! Si le « tout numérique » reste délicat voire fatiguant pour une lecture complète avec annotations, pourquoi ne pas demander une version papier uniquement si la lecture préalable et sommaire du pdf conduit à l’étape du comité de lecture?

MAJ du 18/06/2015 :

Voilà, le premier volume de ma trilogie est sur le feu… en train de cuire chez les éditeurs, envoyé le 15 mai 2015. A quelle sauce vont-ils m’assaisonner? Epicée, partez en courant, ou bien aigre douce, bienvenue chez nous?
En attendant je corrige le second volume et prépare le troisième. La fusée est lancée.

Réponses cet été ou à la rentrée.