Extraits inédits

Comme promis, voici quelques extraits inédits du livre « Sixième Continent – Le Mysterium », qui ne font pas partie des premiers chapitres consultables sur Amazon.

 

11 – L’annihilation de l’espace

Victorya et Gwendal étaient allongés, à moitié conscients, sous la chaleur du soleil. Le bruit du ressac, les cris d’enfants jouant dans l’eau, le sable sous leurs mains leur firent comprendre qu’ils se trouvaient sur une plage. Ils se relevèrent en s’aidant l’un l’autre, et reconnurent immédiatement au loin le grand édifice blanc aperçu plus d’une fois dans les médias : l’Arkédome, le siège du gouvernement de Newnagar.

Que faisaient-ils ici ?

Une voix aiguë les fit se retourner. Une petite fille accourait, suivie, une dizaine de mètres derrière elle, par un adulte d’une cinquantaine d’années qui tentait de la rattraper avec peine. Elle se planta devant eux, les yeux grands ouverts.

— La lumière ! La lumière ! Refaites la lumière s’il vous plaît !

L’enfant était surexcitée.

— Mais quelle lumière ? lui demanda Victorya, tout en interrogeant Gwendal du regard.

— La lumière ! Vous avez fait la lumière ! Papa et moi nous vous avons vu dedans ! Avant il n’y avait personne, et puis vous avez fait la lumière et vous étiez là ! C’était trop beau !

Le père arriva, un peu essoufflé. Il avait le type oriental, la peau foncée, une barbe bien taillée, et de courts cheveux frisés grisonnants.

— Allons, allons Mira ! Veuillez l’excuser, dit-il, vous nous avez surpris ! Il s’agit d’une expérience scientifique, ou quelque chose dans ce genre ?

Gwendal s’efforçait de comprendre. L’instant d’avant ils étaient sous terre, dans le temple, et maintenant, sur cette plage…

— Nous ne savons pas de quoi vous parlez, assura-t-il.

L’expression décontenancée de Victorya témoignait de sa sincérité.

— Il y a quelques minutes, il n’y avait rien où vous vous trouvez, expliqua l’homme. Je regardais l’océan alors que ma fille s’amusait sur le rivage. Quand, tout à coup, une grande lumière a attiré mon attention. Elle est apparue dans un silence total, puis s’est estompée. Et vous étiez là, tous les deux, allongés sur le sable. J’ai du mal à croire moi-même ce que je vous dis tellement c’est incroyable !

— Je n’ai aucune explication ! regretta Gwendal. Il semble que nous ayons été… transportés ici d’une manière inconnue.

17 – Les fouilles

(…)

— Il existe une énergie spirituelle très puissante, une « âme », en chacun d’entre nous, qui nous construit et nous élève. Son rôle est de nous aider à dépasser nos limitations en remplaçant nos vieux schémas de pensée par des concepts neufs inspirés par la réalité spirituelle.

— Je vous suis jusque là, mais en quoi ceci est-il concrètement en relation avec votre changement de situation financière ?

— Eh bien, après de longues années pendant lesquelles mes activités variées ne m’avaient conduit qu’à gagner de très faibles sommes d’argent, j’étais devenu quelqu’un qui faisait attention au moindre centime. Je préservais le peu que j’avais comme s’il s’agissait d’accumuler en une seule fois une substance précieuse à rationner pour de nombreuses années. J’étais pauvre, et j’étais devenu radin !

Harlam éclata d’un rire sonore.

« J’espérais gagner plus d’argent pour vivre mieux, continua-t-il, mais en même temps j’étais incapable de vraiment sentir que cela pouvait être une réalité.

— Que s’est-il passé alors ?

— J’ai rencontré un swami, qui m’a appris à voir les choses d’un autre point de vue. Mais pour cela, il a fallu que je me départisse… de mon attrait pour l’argent !

— Comment ça ?

Gwendal faillit rire, mais se retint, car il eut la faiblesse d’imaginer que le swami en question lui avait peut-être soutiré le peu qu’il possédait.

— Il a d’abord fallu que j’apprenne à me connaître avec certitude en tant qu’être spirituel, puis à concevoir l’argent d’une autre manière, non comme une réserve pour le futur, mais comme quelque chose qui suivait les lois naturelles divines et devait circuler au jour le jour pour devenir abondant.

— Cela n’aurait-il pu, à l’opposé, vous conduire tout simplement à devenir un homme ne vivant que pour l’argent ?

 

20 – La nuit obscure

(…)

Il fit le tour du mégalithe, et put constater que le verso était également couvert de caractères. Mais ce n’étaient pas les mêmes. Il s’agissait plutôt de signes idéographiques. Il tourna plusieurs fois autour de la pierre… ces symboles lui rappelaient également quelque chose… mais oui ! C’étaient les mêmes que ceux découverts dans la grotte de Baghavan ! Tout à coup la lumière se fit dans son esprit : une pierre de Rosette ! S’il avait raison, le texte en sanscrit était une traduction du texte en langue inconnue. Ce serait une découverte exceptionnelle ! Mais quel était ce langage ? Celui de l’archaïque Atlantide ? Ce serait en tout cas cohérent avec le message que Victorya et lui avaient reçu dans le temple souterrain.

Il n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps. Un bruit de tonnerre s’amplifia dans l’immense cavité. Des lumières vives éclatèrent dans le ciel.

Tout là-haut, un cercle lumineux était en train de se former en s’élargissant à partir du centre, alors qu’une étrange pluie sombre accompagnait le phénomène. Le cercle devenait de plus en plus large, et le vacarme de plus en plus assourdissant. Gwendal comprit avec effroi ce qui se passait : le plafond de la grotte s’effondrait ! S’il ne se hâtait pas de s’abriter, il finirait enseveli sous un déluge de roches. Son regard fit un rapide tour d’horizon. Avec la lumière croissante, des structures incroyables apparaissaient autour de lui, mais ce n’était pas le moment de s’y attarder. Il aperçut une zone sombre sous un énorme bloc et s’y précipita sans réfléchir. La seconde d’après, des dizaines de tonnes de pierres s’abattaient un peu partout dans un fracas d’avalanche, soulevant d’importantes quantités de sable et de poussière. Il se réfugia au plus profond du trou, se protégea la tête avec les bras et ne bougea plus. Il se dit qu’il serait stupide de mourir ici alors que sa chute ne l’avait même pas égratigné ! Des cailloux roulèrent jusqu’à ses pieds, un nuage de sable envahit l’abri. Il toussa et se protégea le nez et la bouche avec ses vêtements. Le silence revint au bout de quelques instants. Il attendit encore par prudence, puis se décida à sortir. Il dut déblayer une quantité importante de gravats pour s’extirper de sa cache. Une fois dehors, en dépit de la poussière encore en suspension dans l’atmosphère, le plus extraordinaire des spectacles s’offrit à ses yeux :

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