Points de vue de l’auteur

Ci-dessous quelques points de vues sous forme de questions/réponses réalisées par mes soins (et non, je ne suis pas schizophrène… :))


interview-self-serviceQ – Qu’est-ce qui vous a conduit à l’écriture ?

– J’ai toujours écrit. En Cinquième, mes matières préférées étaient la physique, le dessin et le français. J’avais un prof de français génial, monsieur Janvier (si, si…) qui appréciait beaucoup mes rédactions et ne manquait jamais de m’encourager. Je me sentais libre de créer sans aucune limite. Du coup, je prenais un très grand plaisir à écrire et à inventer des univers fantasmagoriques. Cette facilité s’est confirmée en philo pendant ma Terminale.

Q – Que représente l’écriture pour vous ?

— Un formidable moyen de créativité, une opportunité d’être au service des hommes, d’être utile. C’est un besoin fondamental. Lorsque j’écris, je sais pourquoi j’existe.

Q – Vous avez un fort intérêt pour les sciences ?

— Oui, mais il y a toujours eu en moi une grande dichotomie entre science et création artistique. L’ensemble de ma personne est imprégné des principes de la pensée scientifique et logique, de rigueur et de précision, d’analyse et de souci de cohérence. Mais quelque part, ma façon de penser très imagée, inventive, libre et abstraite a toujours eu du mal à suivre cet intérêt pour les sciences concrètes et l’ingénierie jusque dans la matière; raison pour laquelle je n’ai pas donné suite dans ces domaines. Mais cet intérêt pour les sciences et surtout pour les sciences non conventionnelles imprègne mon écriture. Il s’est également étendu aux sciences humaines, notamment à la psychologie, et aux sciences de l’esprit, à la spiritualité, que je considère comme un champ d’expérimentation subjective de l’être humain.

Q – Vos romans sont fortement imprégnés de spiritualité. D’où vient votre inspiration ?

— Selon moi, la véritable source d’inspiration de l’homme est de nature spirituelle. Je cherche absolument à m’éloigner de la médiocrité dans ce domaine. Je considère que la spiritualité, même si elle est fondamentalement de nature subjective, doit être abordée sous un angle rationnel en rapport avec la réalité quotidienne et stimuler autant que possible le bon sens, la sagesse, le discernement, la responsabilité, et donc une progression en terme de maturité d’esprit. Elle devrait représenter le fer de lance de la culture au sein de notre civilisation, et non être laissée sur le bord de la route comme un gentil hobby pour personnes égarées. À travers mes écrits, je me projette dans le futur, sur la base de ce que des sagesses millénaires ont apporté à l’humanité, en intégrant les valeurs du présent. Je considère un peu mes romans comme une étude des possibilités extraordinaires offertes à l’être humain. Je cherche à instiller l’espoir et à motiver l’homme en lui présentant ce que pourrait être sa gloire future.

J’ai trouvé dans les œuvres de Yeats ce que je considère comme une belle allégorie de l’inspiration (traduction personnelle) :

Je t’offre avec révérence
Les œuvres de mes rêves sans nombre ;
Femme blanche que la passion a parée
Telle la marée couvrant un sable gris colombe,
Et d’un cœur plus ancien que la corne antique
Débordant du feu pâle du temps :
Femme blanche aux rêves sans nombre
Je t’offre ma rime passionnée.

I bring you with reverent hands
The books of my numberless dreams;
White woman that passion has worn
As the tide wears the dove-gray sands,
And with heart more old than the horn
That is brimmed from the pale fire of time:
White woman with numberless dreams
I bring you my passionate rhyme.

W.B. Yeats — Poem to the beloved — Poème à la bien-aimée.

Q – Qu’en est-il de la poésie ?

— J’ai commencé à écrire de la poésie par plaisir de jouer avec l’esthétique et le rythme des mots. Puis les souffrances de la vie, les angoisses existentielles, les frustrations, les tristesses profondes m’ont conduit à m’exprimer plus spontanément sous cette forme. J’éprouve toujours un sentiment de libération après l’écriture d’un poème. La souffrance est dans ce cas une question, et la poésie une réponse. J’écris également des poèmes dans des états d’êtres particulièrement clairs et positifs, la poésie n’est pas liée uniquement à la souffrance ! Je dirais qu’elle est le corollaire d’intenses conditions intérieures. C’est pour moi un art qui permet d’atteindre un état de paix et d’harmonie, comme la musique ou la peinture pour certains.

Q – Quelles sont vos préférences littéraires ?

— Quand j’avais 12-13 ans, je lisais énormément d’ouvrages d’Anticipation (SF, Fantastique). Aujourd’hui, j’apprécie les histoires spirituelles vécues, la vie de grands initiés ou de grands saints, des romans trépidants ou bien des ouvrages plus classiques, mais d’une réelle profondeur. Les Lettres à un jeune poète sont pour moi une référence : l’esprit de Rilke est pure lumière. J’ai aussi beaucoup d’admiration pour les ouvrages d’Hermann Hesse : Le jeu des perles de verre est une véritable symphonie. SiddharthaLe Loup des steppes, m’ont également beaucoup influencé. En poésie, j’affectionne particulièrement W. B. Yeats et les poètes mystiques en général.

Q – L’amour est un thème très présent dans vos romans.

— Oui. J’ai la faiblesse de croire en la possibilité d’un amour véritablement fusionnel entre deux êtres. C’est peut-être l’expression de mon idéalisme émotionnel. J’oscille beaucoup dans ma conscience entre cet amour humain et l’amour spirituel. Je pense que la solution à l’amour est entre les deux, sur la ligne qui sépare l’humain du divin. Les deux doivent se rencontrer et se nourrir mutuellement.

 

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