Le Genre Spi-Fi

Spifi200x200Je me suis amusé à créer le terme « Spi-Fi », contraction de « Spiritual Fiction » en constatant que ce genre, bien qu’existant déjà en substance, n’était répertorié comme tel par aucune maison d’édition. Il caractérise pourtant une catégorie bien spécifique d’ouvrages : les romans spirituels. Citons par exemple La Prophétie des Andes de James Redfield (parfois classé dans le genre « Fantastique »), le plus classique Siddhârta d’Hermann Hesse (eh oui, un précurseur) catégorisé comme « roman philosophique », ou encore L’Alchimiste de Paulo Coelho, auquel on fait plutôt référence en tant que « conte philosophique ».

Le genre Spi-Fi—sous cette appellation ou une autre—va exploser, car plus il existera d’auteurs parcourant le sentier spirituel, plus ces derniers écriront sous l’inspiration de ce thème qui fera partie intégrante et intime de leur existence. C’est inévitable du fait que l’humanité se spiritualise de manière croissante, certes peut-être relativement lentement dans les faits, mais bien plus rapidement sous l’angle de l’intérêt intellectuel, toujours précurseur de changements concrets.

Autant prendre les devants donc et identifier le style pour ce qu’il est, ainsi que les ouvrages qu’il concerne : les œuvres de fiction basées sur un fort noyau spirituel.

Quelques éléments étymologiques :

Le terme fiction signifie « création de l’imagination ; ce qui est du domaine de l’imaginaire, de l’irréel » (Dictionnaire Larousse). Donc globalement, il concerne tout récit d’histoire inventée, dont les romans de littérature classique.

Associé à différents préfixes, il indique les divers sous-genres qui le composent, comme la Science-Fiction ou la Politique-Fiction. Parmi ces sous-genres, on trouve notamment le Fantasy (signifiant « imaginaire, fantasme, rêve »), traitant plus particulièrement du thème de la magie, ou encore le Fantastique, qui se caractérise par l’intrusion du surnaturel dans le cadre réaliste d’un récit, selon Wikipédia, et plus particulièrement un surnaturel effrayant. Chaque sous-genre pouvant encore se diviser en sous-catégories, etc.

Dès lors qu’un auteur s’essaie au roman spirituel, il sait qu’il devra répondre à une question pour démarcher les éditeurs : dans quelle catégorie positionner son œuvre ? Si son imaginaire spirituel colle au réel, il aura des chances de passer dans la littérature classique, mais si en plus de son inspiration spirituelle il possède la capacité d’inventer « des mondes, des sociétés et des êtres situés dans des espaces-temps fictifs (souvent futurs) impliquant des technologies et des situations radicalement différentes » ainsi que le dictionnaire Larousse définit le terme « Science-Fiction », alors il se trouvera à la croisée des genres, et dans une situation délicate.

Pour les tenants de la tradition littéraire classique, les termes « conte philosophique » ou « roman philosophique » continueront certainement d’évoquer une certaine saveur d’élégance et de mystère, adaptée à l’idée contemporaine que l’on peut se faire de la spiritualité dans une culture intellectuelle établie. Il y a donc peu de chance de les voir évoluer vers un néologisme tel que Spi-Fi. Par contre, ce terme, de par sa proximité avec Sci-Fi (Science Fiction), pourrait peut-être trouver sa place en regroupant de nouvelles œuvres du genre Spiritualité-Fiction.

Au fait, j’oubliais, le premier roman de ma trilogie, « Sixième Continent – Le Mysterium » est du pur Spi-Fi (un peu de promo, allez !). Si vous souhaitez suivre la progression de l’écriture des tomes suivant, ou recevoir des notifications automatiques dès qu’un nouvel article sera écrit, vous pouvez vous abonner à ce blog.

SpiFiment vôtre.

© Cedric Bellissent — 3/09/2015

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